News

#rdv #conférence #panama

16 mai 2017

Conférence d’Eric Boulte

sur le voyage au Panama organisé par ARRI

Au Cercle de la mer,

le mercredi 10 mai à 18h30

Conférence suivie d’un pot.
Participation aux frais 12 euros.


S’inscrire auprès d’Isabelle :
01 45 56 05 60
ou contact@cercledelamer.com

#rdv #panama

13 mars 2017

VOYAGE ARRI À PANAMA

Le voyage à Panama que nous vous proposons est dans la droite ligne des voyages d’ARRI : mieux appréhender les réalités et les relations internationales par des rencontres et des entretiens auprès de personnalités qualifiées et, audelà, satisfaire notre curiosité culturelle.

Le canal de Panama a une histoire qui remonte à Ferdinand de Lesseps. Sa construction a été difficile, tant sur les plans humain, politique, financier et technique. Ce sont les États-Unis qui l’ont finalement achevé avant de prendre le contrôle de son exploitation jusqu’en 2000. Le basculement géopolitique qui s’est opéré depuis une vingtaine d’années entre Atlantique et Pacifique s’est traduit par l’élargissement très important du Canal, inauguré, en juin 2016, dans sa nouvelle configuration. Se faire expliquer les enjeux, les conséquences commerciales, voire militaires, à l’échelle de la Planète, de ce chantier gigantesque est au coeur de notre démarche.

Mais Panama, c’est aussi un pays qui a une histoire. Le centre historique de sa capitale est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, et le site archéologique d’El Caño au centre du pays est réputé. Enfin, Panama présente une faune et une flore remarquables.

Visiter Panama, c’est une aventure encore à l’abri de l’appétit des entreprises qui font commerce de voyages de masse.

Nous avons l’intention de réunir pour cette occasion des membres d’ARRI avec ceux de l’Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps, une première qui devrait nous permettre d’ouvrir, pour l’avenir, de nouvelles perspectives.

Jean Michel Fauve

Prix du voyage (sur la base de 25 personnes) : vols (Paris-Panama-Paris, vol direct Air France), taxes aériennes, transferts en autocar, hébergement en pension complète (sauf dîner jour 1 mais collation à bord de l’avion), visites culturelles et entrées sur sites, guides, boissons aux repas, pourboires, assurance « assistance/rapatriement, annulation, bagages ».

Chambre double 3 450 € Chambre individuelle 3 950 €

Ne seront prises en compte que les demandes d’inscription accompagnées du bulletin ci-dessous et d’un acompte de 1 000€ par personne dans la limite des places disponibles (chèque à libeller au nom d’ARRI).

#panama #inauguration

26 septembre 2016

Inauguration des nouvelles écluses du Canal de Panama. 26 juin 2016

Une délégation de l’ASFLCS, composée de son Président Arnaud Ramière de Fortanier, de Christian Moreau, membre du Conseil d’Administration délégué aux relations avec le Panama, accompagné de son épouse Marie-Hélène, et de Patrick Droulers, arrière-petit-fils de Ferdinand de Lesseps, s’est rendue au Panama du 22 au 27 juin, à l’invitation de l’Autorité du Canal de Panama, pour participer aux cérémonies d’inauguration des travaux d’extension du canal et de ses nouvelles écluses. C’est en effet le dimanche 26 juin que le premier navire de gabarit Néo-Panamax, le porte conteneur chinois Cosco Shipping Panama, a franchi de l’Atlantique au Pacifique les nouvelles installations du canal de Panama élargi, évènement ayant donné lieu à des cérémonies grandioses, auxquelles fut largement invité à se joindre le peuple panaméen. La signification de cet évènement est majeure pour le Canal de Panama, qui peut désormais se revendiquer pleinement panaméen.

L’épopée française de la construction du canal au 19ème siècle retrouve ainsi, en cette grande occasion, toute sa place. Car, si l’image de Ferdinand de Lesseps a été gravement atteinte en France à la suite de l’échec technique et financier en 1889 de la Société Universelle du Canal Interocéanique, qui avait choisi la région de Panama pour y creuser un canal maritime analogue à Suez, le Grand Français demeure très bien perçu au Panama ; car nul n’ignore que faute de son entêtement à construire un canal à niveau en ce lieu, le dit canal eut alors été construit, avec des écluses, au Nicaragua. L’acharnement, à sa suite, de l’ingénieur français Philippe Bunau-Varilla pour convaincre les américains de reprendre les travaux en cours en les adaptant avec des écluses, décision à l’origine de l’indépendance du Panama en 1903 et du traité Hay-Bunau-Varilla attribuant une concession universelle du futur canal aux Etats-Unis, allait certes permettre la création du canal de Panama (inauguré en aout 1914), mais en faire un canal pratiquement américain tout au long du 20ème siècle. Finalement, la rétrocession du canal au Panama le 31 décembre 1999 ouvrit le nouveau 21ème siècle, panaméen, de l’histoire du canal. L’Administration du Canal de Panama a su, depuis, faire la preuve de sa compétence à gérer cette magnifique entreprise, et à en entreprendre l’élargissement du canal, rendu nécessaire du fait de l‘augmentation inéluctable de la taille des navires appelés à l’utiliser.

Ainsi, un référendum décidait, en 2006, d’approuver les travaux d’extension du nouveau Canal de Panama et la construction d’un nouveau système d’écluses, non seulement beaucoup plus grandes, mais surtout d’une technologie profondément nouvelle puisque dotées d’un système de récupération partielle de l’eau d’éclusage. Alors que les anciens bassins d’écluses autorisaient le transit de navires de gabarit Panamax (d’une largeur de 32m, d’une longueur de 295m et d’un tirant d’eau de 12 m), ces nouvelles écluses autoriseront le passage des Néo-Panamax (d’une largeur de 49m, d’une longueur de 366m et d’un tirant d’eau de 15m). Les Panamax pouvaient transporter 4500 équivalents-conteneurs, versus 12000 équivalents-conteneur pour la flotte Néo-Panamax.

 

Décrivons ces travaux d’expansion du Canal de Panama, qui ont été inaugurés ce 26 juin 2016. L’augmentation de la taille et du tirant d’eau des navires a impliqué un dragage assez général de l’ancien canal et des chenaux d’accès, l’écrêtement de certains virages et la suppression de quelques ilots du lac Gatun pour faciliter la manœuvre de navires plus volumineux et donc moins manœuvrant. La hauteur d’eau dans la lac Gatun a été relevée de près d’un mètre (lorsque le lac est en pleines eaux, ce qui n’est malheureusement pas le cas du fait du défaut de pluviométrie sur l’isthme panaméen depuis plusieurs mois). Mais l’essentiel du travail a consisté en la construction, tant à l’entrée Atlantique (écluses d’Agua Clara) qu’à celle Pacifique (écluses de Cocoli), d’un ensemble de trois chambres d’écluses successives, permettant par une série de trois ascensions de 8 à 9 m d’atteindre le niveau du canal d’eau douce et du lac Gatun, situé à 26 m d’altitude. Alors que l’ancien système du canal américain comportait deux voies parallèles d’escaliers d’écluses, le présent système s’ajoute au deux voies antérieures (toujours fonctionnelles) mais ne comporte qu’une voie nouvelle. Les nouvelles chambres d’écluses (trois chambres successives, à chaque extrémité du canal) ont une largeur de 55m, une longueur de 427m et une profondeur de 18m. Elles comportent en outre, pour chacune, un ensemble de trois bassins latéraux visant à recueillir, pour l’économiser, une grande partie de l’eau d’éclusage, qui peut être ainsi réutilisée aux deux-tiers lors de l’éclusage suivant ; ce principe de récupération de l’eau, compatible néanmoins avec un remplissage de la chambre d’écluse en une dizaine de minutes, est essentiel pour la conservation de l’eau du lac Gatun, et donc la pérennité de fonctionnement du canal. Les nouvelles chambres d’écluses sont obturées par un double jeu de portes métalliques de 3500 tonnes (16 portes au total) coulissant sur un socle en béton, hautes de 23m à 33m (selon leur emplacement), longues de 58m (un peu plus que la largeur de l’écluse) et larges d’une dizaine de mètres ; ce par quoi elles constituent un pont roulant pour la traversée du canal pour certains véhicules de service. Pour des raisons topographiques, qui tiennent à l’existence du lac Miraflores du côté de l’entrée Pacifique, les écluses de Cocoli sont suivies d’un néo-canal de 3km de longueur, séparé du lac Miraflores, qu’il surplombe de 9m, par une digue de même longueur. Enfin, dernier détail technique qui soulève encore des interrogations, l’évolution des Néo-Panamax dans les écluses sera désormais contrôlée par des remorqueurs de très grande puissance, et non par les locomotives électriques évoluant latéralement aux écluses du canal américain.

 

A côté de notre participation aux cérémonies officielles de l’inauguration des travaux d’agrandissement du canal de Panama et de ses écluses, motif principal de notre déplacement, notre délégation a profité de son séjour à Panama pour visiter de nouveau des lieux emblématiques du canal, et renouer des contacts appréciés.

Pour les visites, nous ne pouvions manquer de revoir le centre d’observation des écluses de Miraflores et son Musée très pédagogique ; le Musée du Canal Interocéanique dans l’ancien immeuble de la Compagne Universelle du Canal de Panama situé dans le Casco Viejo ; l’immeuble de l’Administration du Canal de Panama situé au sommet de la colline d’Ancon ; le centre d’observation des nouvelles écluses d’Agua Clara sur l’entrée Atlantique du canal. Deux visites techniques privilégiées ont été marquantes, qui nous ont permis d’abord d’approcher, en petit groupe guidé par des ingénieurs de l’ACP, les installations des nouvelles écluses de Cocoli ; et par ailleurs de visiter, avec l’ingénieur de la société Vinci, le chantier de l’énorme Pont de l’Atlantique, en construction au-dessus de l’entrée atlantique du Canal de Panama. Enfin, grâce à l’aimable invitation de notre hôte Madame Pilar de Aleman, aujourd’hui ambassadrice du Panama en France, mais ici principale initiatrice de la fondation du Musée de la Biodiversité, nous avons pu découvrir ce beau musée, dont l’architecture remarquable due à Franck Gehry amène une étonnante touche de couleur sur la jetée qui borde l’entrée pacifique du canal.

Pour les contacts, la délégation de l’ASFLCS a été reçue par S.E. Philippe Casenave, Ambassadeur de France à Panama, dans les locaux de l’Ambassade située à quelques pas de la Place des Français où domine la statue de Ferdinand de Lesseps, occasion d’un échange très riche sur l’état des relations franco-panaméennes et sur le développement actuel du Panama. Notre délégation a fait aussi l’objet d’un accueil chaleureux de la part de S.E. Pilar de Aleman, Ambassadrice du Panama en France, qui nous a fait l’honneur de nous recevoir dans son merveilleux domicile de Panama City, qui domine la baie de Panama depuis le 35ème étage. Ce diner fut l’occasion d’une rencontre avec diverses personnalités panaméennes, dont notamment S.E. Henry Faarup, prédécesseur de Madame de Aleman comme Ambassadeur du Panama en France, bien connu au sein de notre association, et avec le délégué officiel du gouvernement français aux cérémonies d’inauguration, Monsieur Jean Pierre Bel, ancien Président du Sénat. De nombreux autres contacts seraient à citer à l’occasion de ce voyage : Philippe Couperie-Eiffel (arrière-petit-fils de Gustave Eiffel), Pascal Drouhaud (directeur chargé de l’Amérique Latine du groupe Alstom, qui a construit le métro de Panama) ; Hélène Breebaart (Créatrice de mode et grande figure de la communauté française au Panama) ; Daniel Zapateiro (Réalisateur d’un film en projet mettant en perspective le rôle majeur de Ferdinand de Lesseps pour le Panama) ; Sandrine Pia Casto (Directrice de l’agence Tucaya, et responsable de l’Alliance Française au Panama), etc.

 

Cette semaine passée au Panama a confirmé l’importance pour notre association de poursuivre et développer les liens avec le Panama, et particulièrement l’Autorité du Canal de Panama. Car il est indéniable qu’avec l’appropriation du canal par le peuple panaméen au 21ème siècle, le rôle des français à la suite de Ferdinand de Lesseps au 19ème siècle retrouve maintenant sa place, après que le canal ait été essentiellement perçu comme une histoire américaine au 20ème siècle. Notre association a une mission essentielle dans cette reconnaissance. Un voyage d’étude sur le Canal de Panama sera, dans cet esprit, proposé aux membres de l’Association en mars 2017.

 

Christian Moreau

#colloque #panama

17 juin 2016

Nicaragua : vers un second canal interocéanique en Amérique Centrale ?

Conférence du Dr Christian Moreau lors du colloque “ Quel avenir pour les grands canaux maritimes ? ” à Bordeaux, le 10 juin 2016.

Le 14 juin 2013, le gouvernement du Nicaragua a accordé une concession de 50 ans à un consortium chinois, HKND, pour construire et exploiter un canal de 276 km qui relierait le Pacifique à l’Atlantique. La durée des travaux serait de 5 ans pour un coût de 50 milliards USD. À ce jour, il n’y aurait pas encore un seul mètre cube de terre déplacé.

Ce projet est très ancien. Dès 1879, il avait le soutien des États-Unis. C’est Bunau-Varilla qui est arrivé à convaincre le Président des États-Unis, Théodore Roosevelt, d’y renoncer au profit de Panama, du fait en particulier de la présence de volcans. L’éruption de la montagne Pelée à la Martinique, en 1902, confirmait les craintes de Bunau-Varilla. Il est à noter qu’en 1972, un tremblement de terre a fait 10.000 morts au Nicaragua. Les risques existent toujours.

À l’annonce du projet, le tracé du canal n’était pas défini. Il existait 6 variantes, mais le projet finalement retenu se propose de rejoindre Brito à Punta Gorda. Des écluses seraient nécessaires pour atteindre le niveau du lac Nicaragua que le canal traverserait. Comment alimenter en eau ces écluses ? À Panama, le lac Gatun, lac artificiel, fournit l’eau nécessaire et l’hydrologie est satisfaisante. Le problème se pose. En tout cas, il faudrait sûrement, comme à Panama, installer des écluses à récupération.

Différents problèmes techniques devraient être résolus. Le lac n’est pas assez profond.  Il faudrait donc creuser un chenal pour la navigation. Le volume des terrassements serait de 5.500 millions de m3 à réaliser en 5 ans, alors qu’il a été de 550 m3, en 134 ans, pour Panama. Le lac Nicaragua est utilisé pour les besoins de l’agriculture, contrairement au lac Gatun.

La durée du trajet serait de 33 heures contre 12 heures au Panama.

Le PIB annuel du Nicaragua est de 10 milliards USD, donc cinq fois moins que le coût des travaux envisagés. Le Nicaragua vivait grâce à l’aide du Venezuela, qui représentait 30% de son budget. Or, le Venezuela est dans la misère du fait d’une crise profonde. Le Nicaragua ne peut plus compter sur son appui.

Le consortium HKND n’a aucune référence. Il a subi de fortes pertes ces dernières années.

Faut-il voir dans cette affaire une volonté de la Chine de prendre pied en Amérique Centrale ? Les autorités chinoises le démentent.

Est-ce une arnaque ? Une affaire de pots de vin ? La population du Nicaragua manifeste en tout cas contre le projet.

Au total, tout cela ne semble pas très sérieux et il n’y a pas de danger pour le canal de Panama.

  

(notes de Jean-Philippe Bernard)

#rdv #panama

26 mai 2016

Le canal de Panama, une aventure française

Conférence du Docteur Christian Moreau, administrateur du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez, jeudi 26 mai à 18 h 30 au siège de Tours-Square, 69 rue Royale à Versailles.

Rendez-Vous

le Pavillon des Indes à Courbevoie
12 octobre 2017

Jeudi 12 octobre 2017: visite à Courbevoie du pavillon des Indes, témoignage de l'exposition universelle de 1878 qui s'est tenue sur le Champ de Mars à Paris.

Nous découvrirons ensuite le musée Roybet Fould qui rend hommage à Ferdinand Roybet, peintre de la fin du XIXè.

Cette sortie donnera l'occasion d'évoquer les années qui suivirent le percement de l'isthme de Suez et se conclura par un déjeuner amical. 

Inscriptions auprès d'Olivier Marnet, organisateur de cette journée: omarnet@orange.fr

Le trésor de Saqqarah avec Christiane Ziegler
22 mai 2017

Projection du film « le trésor de Saqqarah » 

suivie par un débat animé par Christiane Ziegler, administrateur de l'Association, Directeur Honoraire du département des antiquités égyptiennes du musée du Louvre.

le lundi 22 mai 2017 à 18h30

Au CCEP : Centre Culturel Egyptien à Paris, 101 boulevard Saint Michel.
 

Visite de l'hôtel Ephrussi
19 mai 2017

Construit par l’architecte Paul-Ernest Sanson en 1886 pour Jules Ephrussi,

l’hôtel préservé avec grand soin depuis 1922 par l’Egypte

incarne le raffinement d’une grande demeure égyptienne à Paris.

Vendredi 19 mai à 17h avec Richard Flahaut, conservateur du patrimoine à l'hôtel de Matignon.

Patrimoine historique des entreprises
18 mai 2017

Colloque de l’association des archivistes français
 
"Le patrimoine historique des entreprises :une nécessité à l’ère du numérique »

Jeudi 18 mai 2017

Lieu : Apprentis d’Auteuil, 40 rue Jean de La Fontaine, 75016 Paris.

Presses allophones de Méditerranée
16 mai 2017

 Lancement de l’ouvrage
« Presses allophones de Méditerranée »
avec une publication d'Arnaud Ramière de Fortanier.


présenté par Jean-Yves Empereur et Marie-Delphine Martellière, CEAlex

le mardi 16 mai à 18h30

Au CCEP : Centre Culturel Egyptien à Paris, 101 boulevard Saint Michel.

Cet ouvrage a reçu un soutien financier de l'association.

News

Canal de Suez : chantier de l'extrême
26 janvier 2017

 Documentaire réalisé par Johanna Gauterie, avec l'aide de l'Association Lesseps Suez, diffusé le jeudi 26 janvier 2017 à 20H50 sur RMC Découverte (canal 24).

Visite du président Hollande en Egypte
17 avril 2016
Le projet d'exposition sur le canal de Suez à l'Institut du Monde Arabe à Paris pour 2018

Contact

Inscrivez-vous à la newsletter !

 

Suivez-nous sur les réseaux sociaux !


Téléchargez la dernière lettre d'information !

Archives