Commémoration du 71ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945 au siège d'ENGIE à la Défense

Madame le Directeur général,

Cher Jean Villeret,

Mesdames et Messieurs les représentants des anciens combattants, orphelins, veuves et victimes de Guerre, anciens déportés et internés,

8 mai 1945. Date de la fin d’une guerre atroce qui a vu s’affronter deux visions radicalement opposées de la civilisation : ceux qui ont versé leur sang durant ces six années terribles, sont morts pour la France, pour une certaine idée de la France : « Toute ma vie, a écrit le général de Gaulle, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison… seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; notre pays, tel qu’il est… doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur ».

Le percement du canal de Suez d’abord, sa gestion ensuite, font partie de ces « vastes entreprises » visées par le chef de la France Libre. Il était naturel que le sort de la Seconde Guerre mondiale s’y jouât pour une bonne part : la victoire britannique stoppe à El Alamein l’armée de Rommel dans sa poussée vers Alexandrie, vers le canal de Suez et vers les champs de pétrole d’Arabie. Unanimes, les ingénieurs, pilotes et ouvriers de la Compagnie du canal prennent une part majeure dans cet effort de guerre, avec les énormes moyens techniques à leur disposition ; le ravitaillement des armées alliées est assuré sans interruption, quels que soient les dangers aériens et terrestres. Les grandes grues des arsenaux se jouent du débarquement des chars, des munitions et de l’artillerie lourde.

Dans le désert libyen, un ingénieur polytechnicien de la Compagnie, François Gufflet, capitaine au Premier Régiment d’Artillerie des Forces françaises libres, trouve une mort héroïque à Birakheim ; son corps repose à Tobrouk. Son nom est gravé dans le marbre aux côtés des autres morts pour la France de Suez : ce précieux monument vient d’être réinstallé au Landy ; nous nous y inclinerons après-demain.

A Alexandrie, la flotte française de « la force X » choisit de demeurer en dehors des hostilités : cent-soixante-douze marins seulement, dont neuf officiers, choisissent de « déserter » à leurs risques et périls. Le commandant d’une frégate écrit le 7 septembre 1940, je cite : « j’ordonne à tout officier, officier marinier, quartier-maître ou marin du Suffren de casser la figure à tout officier déserteur, à tout marin déserteur et à tout civil qui ferait de la propagande en vue d’amener les marins français à déserter… » C’est dans ce contexte dramatique que le lieutenant de vaisseaux Honoré d’Estienne d’Orves, pourtant le propre officier d’ordonnance de l’amiral Godfroy, passe à la « dissidence », exfiltré par le baron de Benoît, l’agent supérieur de la Compagnie du canal au Caire, qui n’a pas hésité une seconde lui non plus à choisir son camp.

Vision dantesque que celle du chef de la France Libre à Alexandrie passant en revue les forces navales britanniques alliées, en face de la flotte française désarmée, aux ordres de Vichy.

Mais c’est à Ismaïlia, le 14 juillet 1940, que défile pour la première fois le Premier Bataillon de Fusiliers marins libres, composé de 195 hommes ; ils sauvent l’honneur. C’est à Ismaïlia aussi qu’est regroupé l’état-major des forces britanniques.

Honoré d’Estienne d’Orves sera fusillé par les nazis au Mont-Valérien. Premier d’une sanglante lignée. Après ces longues années de chagrin et de pitié, au bruit sourd du pays qu’on enchaîne, à la veille du débarquement de Normandie, arrive enfin le signal radio tant attendu du soulèvement général des maquis de la Résistance intérieure : « Il fait chaud à Suez. Les dés sont sur le tapis»

Cette « épopée de titans » mérite que l’on s’attarde pour réfléchir à ce qui animait ces héros discrets qui partirent du delta du Nil pour atteindre Strasbourg et Berchtesgaden, le Rhin et le Danube : à quoi cela correspond-il pour nous en ce début du vingt et unième siècle, plus d’un demi-siècle après.

La Compagnie universelle du canal maritime de Suez est née d’une vision prophétique, utopique, de Ferdinand de Lesseps et de ses compagnons inspirés par le mouvement saint-simonien. Leur idée est généreuse : le monde trouvera la paix et le progrès par la multiplication des voies de communication, chemins de fers et grands canaux maritimes, en développant l’industrialisation et les grands équipements, en mettant en place des financements novateurs, en apportant à l’univers les bienfaits du monde moderne. Une institution atypique, à nulle autre pareille est créée : la Compagnie universelle du canal maritime de Suez, française d’inspiration, universelle par ambition et par vocation.

Le chantier de Suez est un laboratoire pour les idées sociales de ses fondateurs : l’hôpital d’Ismaïlia est un modèle pour son époque, la gestion du personnel exemplaire. Des techniques nouvelles sont expérimentées : ainsi du traitement des eaux, de l’utilisation du béton et de la machine à vapeur, bientôt de la soudure sous l’eau. Un financement innovant est mis en place, faisant appel pour la première fois aux petits porteurs. Un système de délégation de service public est inventé dans un contexte d’amitié et de confiance entre Ferdinand de Lesseps et le khédive. L’innovation est le maître mot.

Aujourd’hui, l’exemple de ces pionniers, en temps de paix comme en temps de guerre, est au cœur de ce que l’on appelle « l’esprit de Suez » : il est fait de compétences techniques à la pointe du progrès, de qualités humaines et de discernement au milieu des difficultés extraordinaires, comme dans cet « Orient compliqué » qu’évoquait le général de Gaulle en survolant l’Égypte pour la première fois.

Vous étiez en Égypte récemment, Madame de directeur général, avec le Président de la République ; j’y représentais le Groupe l’an dernier pour l’inauguration du nouveau canal de Suez. Nous sommes invités au mois de juin prochain pour les nouvelles écluses de Panama. Ce sont ces mêmes valeurs du grand large que nous retrouvons maintenant à la tête d’ENGIE, la même ambition tournée vers des avenirs « dont seules de vastes entreprises sont susceptibles ».

Nos anciens morts pour la France, victimes, veuves et orphelins de guerre, anciens déportés et internés, anciens de Suez comme de GDF et des autres éléments qui constituent aujourd’hui la grande famille d’ENGIE, tous nous rappellent eux aussi que « notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. »

 

Arnaud Ramière de Fortanier, président de l’Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez.

9 mai 2016. ENGIE. La Défense.

 

Le discours de Patrick Billioud de Nuzillet pour la commémoration du 8 mai à ENGIE Le Landy le 11 mai 2016 est à lire ici.

 


VICHY. 22 avril 2016. "De l'épopée du canal de Suez aux défis de la transition énergétique"

Le compte-rendu complet de la manifestation est à lire ici !

Table ronde d'ouverture de l'exposition "Du canal de Suez à ENGIE : 150 ans d'aventure industrielle".
Avec le Dr Nivine Khaled, conseillère culturelle auprès de l'ambassade d'Egypte à Paris, professeure à l'université d'Alexandrie, Christine Adrien, déléguée générale du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez, Arnaud Ramière de Fortanier, président, Denis Tessier, délégué régional ENGIE Auvergne, et Cyril Courjaret,directeur Auvergne-Rhône-Alpe d'Eau-France de SUEZ.

 

Vues de l'exposition "Du canal de Suez à Engie : 150 ans d'aventure industrielle" au Palais des Congrès-Opéra de Vichy.

Dr Nivine Khaled, professeure à l'université d'Alexandrie, conseillière culturelle auprès de l'ambassade d'Égypte à Paris.

 


Exposition à Vichy - Du canal de Suez à Engie : 150 ans d'aventure industrielle

 

À l’occasion des journées Napoléon III,
 
Associé aux représentants d’ENGIE, de SUEZ, de l’ambassade d’Egypte et de la ville de Vichy,


le Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez

inaugure à Vichy

vendredi 22 avril

l’exposition
« du canal de Suez à ENGIE : 150 ans d’aventure industrielle ».

 

Cette exposition retrace le chantier gigantesque du creusement du canal de Suez de 1859 à 1869. Un film présente le canal aujourd'hui ainsi que l'inauguration de son doublement en 2015 où la France fut l'invitée d'honneur de l'Egypte. Cette exposition permet également d eprésenter le groupe ENGIE, issu d ela Compagnie Universelle du canal amritime de Suez qui, aujourd'hui encore, relève de grands défis à l'échelle de la planète.

Le Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez a prêté près d'une cinquantiane d'œuvres dont des tableaux, des dessins, des maquettes, des photos ainsi que des documents historiques.
L’Amiral Mamish, président de la Suez Canal Authority a prêté une dizaine de reproductions retraçant l’histoire du canal côté égyptien.

 

Les Rendez-vous

Arnaud Ramière de Fortanier, président,
Christine Adrien déléguée générale,
Patrick Billioud de Nuzillet interviendront au cours de ces 3 jours sur 3 thèmes :
 
La CUCMS : 1er exemple de délégation de service public.
Le modèle social de la Compagnie.
La compagnie du canal de Suez : du percement du canal de Suez à la reconversion après 1956.
 
Le Docteur Nivine Khaled, conseiller culturel près l’ambassade d’Egypte à Paris interviendra sur
« Penser le nouveau canal de Suez avec l’imaginaire égyptien. »
 
Une permanence durant les 3 jours d’exposition est assurée par Arnaud Ramière, Jean-Philippe Bernard, Patrick Billioud de Nuzillet, Christine Adrien.


Rencontre avec Ahmed DARWISH, ancien ministre, directeur de l‘Autorité générale de la zone économique du canal de Suez, le 9 mars 2016

 

Le vendredi 11 mars s'est tenu un déjeuner à Paris, au magnifique Hôtel de Guénégaud - Musée de la Chasse et de la nature, pour recevoir l'ingénieur et docteur Ahmed Darwish, avec Mme Amany Essawi, accompagnés par SE M. Ehab Badawi, ambassadeur d'Égypte à Paris, et par M. Ahmed Anter, chef de la mission économique.

Le président de notre Association était accompagné par des membres du Bureau : SAR le Prince Hussein Toussoun, vice-président, Gabriel de Bérard, administrateur, et Christine Adrien, déléguée générale. ENGIE était représenté par Denis Simonneau, membre du Comité exécutif, en charge des relations européennes et internationales.

La culture et le patrimoine sont inséparables d'avec le monde économique et de l'aménagement du Territoire, en France comme en Egypte

 

Cette rencontre a suivie la réunion qui s'est tenue au MEDEF en présence de S.E.M.Ehab BADAWI, ambassadeur d’Égypte en France. 25 entreprises étaient représentées dont ENGIE, SUEZ, EDF, VINCI, THALES, RATP, BOLLORE.

L’Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de suez était représentée par ses deux vice-présidents : l’Ingénieur général Jean-Philippe Bernard et SAR le prince Hussein Toussoun.

M.DARWISH a précisé que l’idée de la zone industrielle remonte à 1998, une première loi a été votée en 2002, une loi rectificative en 2015. La zone couvre 461 kilomètres carrés. Elle sera située le long du canal au nord d’Ismaïlia, ainsi qu’au voisinage de Port-Saïd et de Suez. Il y aura 6 ports, créés pour la desserte de la zone. Des liaisons maritimes seront asssurées avec Hambourg, Rotterdam, Jabal Ali, Singapour, Shenzen, Shanghai, Hong Kong. La zone sera exemptée de droits de douane, la taxe sur les entreprises sera de 22,5%, il n’y aura pas de TVA. Pour les entreprises qui s’implanteront dans la zone, il n’y aura pas de bureaucratie, pas de paperasserie. Un interlocuteur unique réglera tous leurs problèmes. La production d’électricité, l’alimentation en eau, le traitement des déchets seront assurés. Pour la mise à disposition des terrains, le prix au mètre carré sera très faible. M.DARWISH donne l’exemple de la zone industrielle qui sera créée à l’est de Port Saïd et présente un plan. Le nouveau port, réalisé à cette occasion, aura une capacité de 20 millions d’EVP par an. La zone comprend des surfaces réservées à l’habitation, aux loisirs avec un parc central.

M.DARWISH a insisté sur ce qui constitue un attrait majeur pour les entreprises qui viendront dans la zone industrielle : le montant très modéré des salaires par rapport aux pays d’Europe occidentale. Le modèle est incontestablement Singapour.

Des informations complémentaires peuvent être trouvées sur le site www.sczone.gov.eg

Voir également l'article de YVES BOURDILLON dans Les Echos : Ahmed Darwish : «Le canal de Suez mise sur ses rives »

(Notes de Jean-Philippe Bernard)


Conférence de Son Excellence M. Ehab Badawi, ambassadeur de la République arabe d’Egypte à Paris, le 1er février 2016 au siège d’ENGIE à La Défense

Arnaud Ramière de Fortanier, président de l’ASFLCS, ouvre la réunion et donne la parole à M.Bruno Bensasson, directeur Afrique d’ENGIE.

Celui-ci précise qu’ENGIE occcupe depuis longtemps une place en Egypte dans le domaine du gaz naturel. ENGIE exploite un terminal de liquéfaction du gaz. Les projets nouveaux d’ENGIE concernent la production d’électricité : 250 MW par l’éolien et 50 MW par le solaire. ENGIE a des projets dans la nouvelle zone industrielle du canal. Pour l’avenir, ENGIE propose des activités de services aux entreprises, aux collectivités et aux particuliers.                                                                                                                              Son Excellence M.Ehab Badawi prend ensuite la parole.

Il lui semble nécessaire de remonter à la révolution du 25 janvier 2011 pour comprendre la situation actuelle de l’Egypte. Les Egyptiens voulaient du changement. Un Président a été élu démocratiquement. Il a perdu en douze mois toute sa popularité. On a failli perdre l’Egypte, comme d’autres pays à la suite de printemps arabes difficiles. La Tunisie constitue une exception magnifique.

La tâche est difficile pour l’Egypte. Les Egyptiens ont retrouvé l’Egypte mais il faut rattraper des années de mauvaise gouvernance. Les pays développés doivent faire face à des difficultés, mais le défi est encore plus grand pour les pays en développement. Par exemple, quand il faut créer 1.100 écoles nouvelles et embaucher 50.000 professseurs.

L’Egypte doit faire face à des difficultés dans le Sinaï. Il y a aussi le défi de l’eau. L’Egypte est un don du Nil. L’Ethiopie veut construire un énorme barrage. Sa capacité est passée de 14 à 74 milliards de m3. En cas de rupture du barrage, une vague de 27 mètres de haut submergerait Khartoum. Il y a aussi des tensions constantes avec le Soudan.

La France a sa place en Egypte. Elle a dit non à l’invasion de l’Irak. Elle a construit le métro du Caire. C’est un pays ami. Le Président de la République française va se rendre prochainement en Egypte.

Avec l’aide de la France, l’Egypte se dote d’une Marine moderne. La France aura livré à l’Egypte quatre corvettes Gowind, une frégate multi-missions, deux bâtiments de projection et de commandement. La Marine égyptienne doit pouvoir défendre les 120 kilomètres de côtes égyptiennes.

Le canal de Suez rapporte chaque année six milliards de dollars à l’Egypte. Mais Singapour tire des revenus bien supérieurs du trafic des containers et de ses industries. C’est l’exemple que doit suivre l’Egypte. La position du canal de Suez est privilégiée par rapport à l’Asie, à l’Europe et l’Afrique.

Le nouveau canal de Suez représente un investissement de 64 milliards de Livres égyptiennes. Le financement a été égyptien. Les travaux ont été réalisés en un an à la demande du Président Al Sissi alors que le délai envisagé était de trois ans. Des moyens considérables ont été mobilisés. 90% des dragues disponibles dans le monde étaient affectées au chantier. 3 à 4.000 personnes travaillaient en même temps.

Le grand projet maintenant est la réalisation de la zone industrielle. La direction du projet a été confiée à un ancien ministre, très compétent. On vise deux millions d’emplois dans les activités de transit et les industries. Celles-ci concerneraient en particulier la construction automobile, la construction navale, la réparation navale. Des tunnels sont en construction sous le canal pour relier le Sinaï.

L’Egypte a connu autrefois 8% de croissance, mais la répartition des gains était mauvaise. La priorité est maintenant de donner du travail à un nombre maximum de gens. Il faut bien savoir que 2.600.000 enfants naissent chaque année en Egypte. Le projet de zone industrielle du canal est essentiel pour l’Egypte.

Les Rafale ont été achetés par l’Egypte pour faire face à des dangers précis. Il y a 4.000 combattants de Daesh en Libye.                                                     

Chaque population doit faire face à un certain nombre de besoins :

le besoin n°1 est la sécurité,

ensuite viennent des fondamentaux, manger, boire, dormir

puis le besoin d’appartenir à un groupe

enfin le souci d’être estimé et finalement d’atteindre le niveau le plus élevé dans son groupe.

L’Egypte peine actuellement à assurer la sécurité de la population. De véritables combats ont lieu dans le Sinaï.

L’Egypte a une identité culturelle, elle aime profondément sa culture.                                                              

Le président Arnaud Ramière de Fortanier remercie Son Excellence M.Ehab Badawi d’avoir prononcé cette passionnante conférence. Il va quatre fois par an en Egypte et a toujours été admirablement reçu. Il a de grands souvenirs, par exemple à Al Azhar, quand il a participé, en même temps que des Dominicains, à un dialogue particulièrement ouvert. Il est impressionné par les travaux de construction des deux nouveaux musées du Caire. Il invite l’ambassadeur à être présent lors de l’inauguration du musée du canal de Suez qui sera créé dans la tour T2 d’ENGiE (inauguration en juin prochain).

 

A la suite de cette conférence eut lieu un déjeuner officiel au sommet de la tour ENGIE de La Défense en l'honneur de SE l'ambassadeur d'Egypte et de ses collaborateurs à l'invitation de M. Denis Simonneau, membre du comité de direction en charge de l'International, de Philippe Peyrat, directeur en charge du Mécénat, des représentants du président de l'Institut du Monde arabe (IMA), MM. Gilles Gauthier et Claude Mollard, et du Président de l'Association avec quelques membres du Bureau. M. Daniel Janicot, président de la Commission nationale française pour l’Unesco participait également à ce repas au titre de l'inscription de nos archives sur le registre de la mémoire du monde.

(notes de Jean-Philippe Bernard)


Carnet de voyage : l'inauguration du nouveau musée d'Abu Simbel

Sur une invitation de l’office de tourisme égyptien à Paris, à l’occasion de l’inauguration du nouveau musée d’Abu Simbel, Arnaud Ramière de Fortanier et Christine Adrien se sont rendus en Haute Egypte du 20 au 24 octobre 2015.

Le groupe était composé d’une cinquantaine de personnes : trois parlementaires, une vingtaine de journalistes, une vingtaine de tours opérateurs, des personnalités qualifiées.

Ce voyage visait la relance du tourisme en Égypte et traitait également des nouvelles mesures de sécurité prises par l’état égyptien.

Il a commencé par une visite des deux grands musées en chantier du Caire:

Le nouveau musée de Guizeh et Le New civilisation Museum.

Le nouveau musée de Guizeh est destiné à présenter l’Egypte pharaonique. Les perspectives ouvertes sur les trois pyramides permettront de retrouver une vue d’origine dégagée de tout abord parasite. Il abrite un centre de recherche et restauration utilisant les techniques les plus avancées.

Le New civilisation Museum présentera l’ensemble de la civilisation égyptienne avec plusieurs espaces de vie, boutiques et centres de conférences.

Les deux autres jours consacrés à Abu Simbel puis Louxor nous ont permis de représenter l’association à l’inauguration du musée consacré aux travaux d’Abu Simbel. Madame Desroches Noblecourt présentée comme première femme égyptologue y tient une place d’honneur.

Le musée retrace l’histoire puis le sauvetage du temple et les travaux qui ont suivi. Les bustes de Selim Hassan, Christiane Desroches Noblecourt et Tharwat Okasha accueillent désormais les visiteurs.

Lors de différents échanges consacrés au tourisme en Égypte, nous avons formulé le vœu que les villes du Canal figurent bientôt en bonne place des circuits touristiques dans le nord du pays qui manque cruellement d’équipements hôteliers et d’animations culturelles. Le projet de musée du canal de Suez à Ismaïlia devrait bientôt combler un vide.

Tous les participants se sont montrés intéressés par nos travaux et nous devrions les retrouver en partie lors de l’inauguration du musée T2.


Actualité de la recherche : "Les représentations du canal de Suez", thèse de doctorat d'Hélène Braeuner

Hélène Braeuner, membre de l'Association, a soutenu le 24 septembre dernier, sa thèse en histoire de l'art intitulée : "Les représentations du canal de Suez (XVe-XXe siècles). Esthétiques et politiques d'une vision" à l'Université de Strasbourg sous la direction du professeur Christine Peltre, spécialiste de peinture orientaliste. Son travail de recherche a été encouragé et soutenu par l'Association qui l'a également aidé à réaliser deux séjours en Égypte. Il a reçu les félicitations du jury universitaire.

Présentation de la recherche :

L’histoire du canal de Suez constitue un champ d’étude toujours vivant et sensible par son actualité, qui a fait naître des sentiments contrastés, exprimés notamment par Edward Said dans sa dénonciation de l’impérialisme. Il n’est effectivement pas un simple thème de l’orientalisme artistique et invite à réfléchir aux types de discours produits dans des contextes politiques parfois très différents.

Destination particulière dans la grande vague des voyages orientalistes, l’isthme de Suez est, au nord-est de l’Égypte, une limite du continent africain, la péninsule égyptienne du Sinaï se situant géographiquement en Asie. Il représente une frontière géographique entre deux continents, riche d’enjeux. Reliant la Méditerranée à la mer Rouge, favorisant ainsi la circulation des navires entre l’Occident et les Indes, le canal devient une porte de l’Orient. Pour les Égyptiens, l’isthme est une région en marge du pays, dominée par les étrangers. Pour les Occidentaux, il est un espace créé en terre orientale, un lieu désertique qui se transforme en région hospitalière grâce au génie français et aux innovations techniques commandées par la Compagnie universelle du canal de Suez.

Le percement de l’isthme, qui a passionné depuis le XVIIIe siècle l’opinion publique occidentale, qui a fait l’objet des plus grandes ambitions de la part des puissances européennes, a donné lieu à différentes représentations artistiques, bien moins familières que les vues d’Alexandrie, du Caire ou de la vallée du Nil.

Elles témoignent des mouvements d’appropriation successifs de la part des pèlerins voyageurs d’abord, qui fondent l’isthme dans la géographie sacrée, des scientifiques en mission au XVIIIe siècle, et plus tard, des artistes missionnés par la Compagnie du canal de Suez jusqu’à la nationalisation du canal par Nasser en 1956. Le canal de Suez, outre les expressions artistiques officielles qui jouent le jeu de l’exercice de promotion et de justification, au même titre que les discours de Ferdinand de Lesseps, a aussi initié des œuvres plus personnelles et offert matière à faire une œuvre.

C’est l’histoire de sa symbolique, des fantasmes et des projections qu’il a pu faire naître qui se trouve étudiée à partir d’un corpus littéraire et iconographique inédit. L’originalité de la recherche repose sur la multiplication des approches et le nombre d’œuvres rassemblées permettant de sortir d’une chronologie restreinte au projet de creusement. Elle entend dépasser la vision restrictive d’une entreprise qui ne peut être confondue avec l’action coloniale de la France mais qui est traversée par une idéologie de conquête. Elle apporte une nouvelle approche dans la représentation des voyages orientalistes. Le patrimoine artistique né de ce chantier universel pose enfin la question de sa réception et de son partage mémoriel entre Orient et Occident, encore riches d’enjeux aujourd’hui.


L'association Lesseps, au premier plan, lors de l'inauguration du nouveau canal de Suez, le 6 août 2015

Les nouvelles installations du canal de Suez ont été inaugurées solennellement le 6 août 2015 par le président de la République arabe d’Égypte, le maréchal Abdel Fatah El Sissi accompagné par l’amiral Mohab Mamish, président de l’Autorité du Canal de Suez. Le président de l’Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez avait été personnellement invité par une lettre du président El-Sissi transmise par l’ambassade d’Égypte à Paris.

Gérard Mestrallet, président d’ENGIE, héritier de GDF SUEZ, avait demandé de le représenter à Arnaud Ramière de Fortanier qui a fait partie des rares personnalités invitées par le président de République française à l’accompagner aux côtés de Jean-Yves Ledrian, ministre de la défense, Philippe Folliot, président du groupe Amitié France-Égypte à l’Assemblée nationale, et Jack Lang, président de l’Institut du Monde arabe. Les PDG des groupes industriels français d’armement faisaient également partie de la délégation française : M. Éric Trappier, PDG de Dassault-Aviation, Hervé Guillou, PDG de DCNS, Antoine Bouvier, PDG de MBDA, Philippe Petitcolin, DG de Safran, et Patrice Caine, PDG de Thalès.

Le maréchal El-Sissi a ouvert le nouveau canal de Suez du haut de la passerelle du yacht historique Mahroussa qui participa à la première inauguration de 1869 avec le vice-roi Ismaïl Pacha, les souverains du monde entier, l’impératrice Eugénie et Ferdinand de Lesseps : en tête figurait une frégate FREM récemment livrée par la France et rebaptisée Tahia Misr, et un porte-conteneur de la compagnie marseillaise CMA CGM, le tout survolé par trois Rafale et des F16 empanachés aux trois couleurs du drapeau égyptien. Parmi les délégations étrangères figuraient le premier ministre russe Dimitri Medvenev, le premier ministre grec Alexis Tsipras, le roi du Barheïn, le roi Abdalah de Jordanie, le prince héritier d’Arabie saoudite, l’émir du Koweït, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le président soudanais Omar el-Bachir, une délégation du Congrès américain, etc.

En fin de journée, la délégation française a été reçue à huis clos par François Hollande dans un pavillon des jardins de l’hôtel Mercure d’Ismaïlia, occasion pour notre président de lui rappeler précisément les liens culturels et économiques très anciens et toujours actuels qui relient la France et l’Égypte autour du canal de Suez et du souvenir de l’ancienne Compagnie universelle du canal maritime de Suez fondée par Ferdinand de Lesseps, dont ENGIE est l’héritier du côté français avec de magnifiques collections patrimoniales. La visite de Gérard Mestrallet au siège de l’Autorité du canal de Suez ainsi que la pose de la première pierre d’un musée du canal à Ismaïlia ont été évoquées, le projet de musée à La Défense aussi. Jack Lang a dévoilé son intention d’organiser l’an prochain une grande manifestation à l’Institut du Monde arabe autour du canal de Suez.

Une couverture de presse exceptionnelle a donné à notre association une visibilité à la hauteur de l’événement, de la chaine qatarie Al Djesirah à TV5, FR3, La Croix, France Sud etc.


L'Association Lesseps sera à l'inauguration du nouveau canal de Suez le 6 août prochain

L'Association Lesseps participera à l'inauguration grâce à la présence de son président, Arnaud Ramière de Fortanier et d'un de ses administrateurs, Gabriel de Bérard, dont l'aïeul, le peintre Évremond, fut présent pour l'ouverture du canal en 1869.

Le Centre d’Activités Francophones (CAF) de la Bibliotheca Alexandrina sera également représenté. Il a publié récemment la version française du livre intitulé : Le yacht Mahroussa : périple du yacht royal, première production imprimée du CAF, accomplie en coopération avec l’Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez, qui sera entre les mains des invités français et francophones qui participeront à la cérémonie de l’inauguration.



La matière scientifique du livre Mahroussa, a été préparé par Mahmoud Ezzat, Chef d’Unité du Suivi au Secteur des Projets Spéciaux de la Bibliothèque Alexandrina. Le livre a paru à l’occasion du colloque intitulé : Le canal de Suez : passé glorieux et avenir prometteur, qui a eu lieu à la Bibliotheca Alexandrina le 18 novembre 2014 et organisé par le CAF et l’Association Lesseps, à l’occasion du 145e anniversaire de l’inauguration du canal de Suez et du lancement du projet du nouveau canal.

Il est à souligner que L’Association Lesseps a entièrement financé la traduction et l’impression dudit livre.

 


Présentation du nouveau canal de Suez


Artbasel et le lancement du livre Axa Art

 

Christine Adrien, secrétaire générale ASFLCS et Thierry Chambolle, administrateur, se sont rendus le 17 juin dernier à Bâle pour l’inauguration de la foire internationale d’art contemporain pour le lancement de Global Corporate Collections.

Ferdinand de Lesseps, fin expert en marketing a utilisé bon nombre d’artistes pour promouvoir le creusement, l’inauguration du canal de Suez, la compagnie universelle du Canal. Cette collection gérée par notre association, allie d’une façon originale et exceptionnelle l’art et l’industrie. Elle a été identifiée par les éditions Deutsche standards associées à Axa Art comme faisant partie des plus belles collections d’entreprises dans le monde et vient d’être citée sur 6 pages dans l’ouvrage Global Corporate Collection. Sont également citées les collections d’Axa Group, Banque de Neuflize, Carmignac gestion, Fondation Cartier, Meeschaert , Renault, Société Générale, Unesco, Vranken Pommery Monopole.

Accueillis à Bâle par Axa Art, ils ont été présents lors du lancement du livre puis ont participé à un déjeuner rencontres organisé par Sothebys avec une cinquantaine de personnes. Les échanges fructueux entre Axa Art, deutsche standards, Sothebys, Culture network, Cronzen éditions et autres invités laissent apparaître des poursuites de travaux intéressantes.

Axa Art engage en effet un projet de recherches sur les collections d’entreprises. Une première étude menée en Italie va se poursuivre prochainement en France et en Belgique. Un projet de colloque à Paris réunissant divers présidents d’entreprises propriétaires de collections est à l’ordre du jour, nous ne manquerons de nous y associer. Les collections d’entreprises sont un beau sujet à développer.

Le livre est disponible à l'Association au prix de 50 euros. N'hésitez pas à nous écrire !

 


Visite du nouveau canal de Suez le 17 juin par S.A.R le prince Hussein Toussoun, vice président de l'Association

"Le président du Conseil Franco-Égyptien des Affaires et de la Chambre de Commerce France-Egypte au Caire a invité mon épouse Mounira et moi-même pour une visite du nouveau canal de Suez à Ismailia avec une délégation du MEDEF conduite par Monsieur Patrick Lucas, vice président du MEDEF International et président de Gras Savoie.

Notre délégation comprend 27 personnes dont 17 membres du MEDEF, des représentants de l'Ambassade de France, quelques journalistes egyptiens francophones et un guide egyptien francophone specialisé dans l'histoire ancienne et contemporaine de l'Egypte.

L'amiral Mohab Mameesh nous a tous reçus très chaleureusement. Les responsables techniques de la Suez Canal Authority nous ont expliqué les travaux qui ont été effectués sur le canal et les nombreux avantages qui en découlent pour la navigation.

Devant l'ampleur des travaux, la SCA a dû créer un consortium regroupant plusieurs compagnies specialisées dans le dragage. Ce consortium comprend les équipes de la SCA, la National Marine Dredging Compagny (NMDC) des Émirats Arabes Unis, les compagnies hollandaises Van Ood et Boskalis, les belges Jan de Nul et Dredging International et enfin, la société américaine Great Lakes. Cette flotte de dragues représente 70% de toutes les dragues disponibles dans le monde.

Sur le canal, 35 km vont être élargis et approfondis de 24 m. Une nouvelle voie en parallèle a été creusé sur 37 km avec une profondeur de 24 m et une largeur de 320 m. Six nouveaux tunnels seront construits sous le canal permettant de nombreux points de connexion avec le Sinaï. Trois tunnels sont en cours de construction près d'Ismalia au kilomètre 72 dont deux tunnels routiers et un ferrovière. À Port-Saïd, deux tunnels routiers seront creusés au kilometre 17 et un tunnel ferroviaire au kilometre 52,5.

À la fin des travaux, tous les types de bateaux pourront emprunter le nouveau canal de Suez à l'exception d'une vingtaine de bâtiments qui possèdent des caractéristiques très spécifiques. La navigation passera à 16km/h. Bientôt, la traversée se fera en 11 heures au lieu de 18.

La capacité du canal d'ici 2023 sera de 97 bateaux par jour contre 49 actuellement. Ce qui bien évidemment augmentera de façon significative les revenus du canal qui passeront de 5,3 en 2014 à 13 milliards de dollars en 2023.

La suite de la visite a été particulièrement intéressante. Nous avons eu la chance de naviger en compagnie de l'amiral Mameesh sur la nouvelle voie de navigation du canal. Notre délégation a été repartie sur 2 bateaux de la SCA. Nous avons pu assister aux derniers aménagements sur la partie de la voie d'eau qui est reliée à la voie historique du canal par des ouvertures perpendiculaires qui ont permis à l'eau du vieux canal d'entrer dans le nouveau sans incident."

 


Les 25 ans du Centre d’Études alexandrines. USR 3134 CNRS. 24-27 mai 2015

Les participants de nos voyages en Égypte connaissent bien la terrasse du CEAlex où Jean-Yves Empereur sait si bien allier convivialité et science de très haut niveau.

Aux fouilles archéologiques dirigées par cet ancien secrétaire général de l’École française d’Athènes, à Alexandrie, sur le site de l’ancien phare et dans le Delta égyptien, s’ajoutent diverses activités historiques très variées ; notre Association y contribue chaque année à sa manière à une opération pionnière : la numérisation de la presse francophone et allophone en Méditerranée et sur le canal de Suez, avec océrisation (recherche optique de caractères).

Notre président a été invité à participer à une semaine de colloque qui a réuni les spécialistes qui y sont intervenus depuis un quart de siècle. L’inauguration a eu lieu en présence de SEM André Parant, ambassadeur de France et Mme Dominique Waag, consule générale, du gouverneur d’Alexandrie, M. Hani el-Masri, du ministre des Antiquités, le Dr. Mamdouh el-Dalmaty, du directeur de la Bibliotheca Alexandrina, le Dr. Ismaïl Serageldine. L’Académie des Inscriptions et Belles lettres était représentée par M. Nicolas Grimal, ancien directeur de l’IFAO. Raymond Collet, ancien directeur de l’Alliance français à Port-Saïd, et André Pelle ont présenté le film qu’ils ont conçu pour l'occasion. Notre amie et adhérente, Marie-Delphine Martellière, chargée du service de numérisation de de la Presse francophone d’Égypte, était absente car elle venait d’avoir un héritier. Notre Association lui présente toutes ses bien chaleureuses félicitations.

Au cours de ce long séjour, de fructueux contacts ont été noués et/ou approfondis, avec entre autres le Dr. Faruk Bilici spécialiste de l’histoire égyptienne à l’époque ottomane, Marie-Dominique Nenna, nouveau responsable du CEAlex, Marwa el-Sahn, Jean-François Fau, de l’université Senghor, Anne-Marie Guimer-Sorbets, professeur à Paris-Ouest-Nanterre, Olivier Picard, membre de l’Institut, Nicolas Grimal qui s’est intéressé à nos projets qui concernent le fonds Goby : il est également membre de l’Institut d’Égypte. Arnaud Ramière a été logé un moment chez les sœurs allemandes en centre-ville puis dans un appartement du CEAlex, rue des Ptolémées. Il a été reçu au célèbre collège Saint-Marc et au Centre culturel des jésuites où il a rencontré aussi le prieur de l’Institut dominicain d’études orientales du Caire. Il a enfin retrouvé nos très anciens amis et adhérents égyptiens, le Dr. et Mme Abbas Abou-Ghazala qui l’ont invité vendredi dans leur magnifique villa en bord de mer en direction d’El-Alamein.

Le Caire

Au retour par Le Caire, il a rendu visite à l’IFAO à Nicolas Michel, Philippe Chevrant, Faten Naïm et à Mathieu Gousse, au service des publications. Faten Naïm l’a accompagné à l’Institut d’Egypte où ils ont été reçus toujours aussi chaleureusement par le Pr. Dr. Sharnouby qui leur a montré les progrès considérables réalisés depuis notre dernière visite. Il a enfin renoué des liens un peu trop distendus ces derniers temps, avec les Archives nationales d’Égypte, où il a retrouvé le Dr Howeyda Kamel, responsable depuis fort longtemps des relations internationales ; il y a été question des archives de la SCA à Ismaïlia et de la presse francophone du canal.

Très agréable dîner enfin avec M. Yehia El-Sadr, président des Anciens Ismaïliotes, qui a pu, lui, visiter le chantier du nouveau canal de Suez. Le Dr. Tahani Omar, ancien ambassadeur d’Égypte auprès de l’UNESCO, puis présidente de l’Université française d’Égypte, maintenant redevenue professeur à l’université du Caire, a invité notre président sur le Nil à bord du Pacha, pour évoquer nos excellentes relations du temps de Paris et de Versailles, et aussi pour imaginer de nouveaux projets dans le cadre de son association Égypte-France où une conférence sur le canal de Suez pourrait être organisée prochainement avec nous.

Notre président a rendu compte de toutes ces démarches comme de nos projets au conseiller culturel auprès de l’ambassade de France, M. Jean-Luc Lavaud, en l’absence de l’ambassadeur qui avait manifesté à Alexandrie le souhait de le rencontrer pour être tenu informé sur le projet égyptien de rétablissement de la statue de Ferdinand de Lesseps à Port-Saïd à côté de celles d’un fellah et du président Nasser. Un dossier lui a été envoyé par la suite.

Rencontre enfin le dernier jour avec notre vice-président, SAR le Prince Hussein Toussoun, qui arrivait juste en Egypte où il devait participer aux travaux de la Chambre de Commerce franco-égyptienne dont il est membre à titre personnel et visiter dans ce cadre, avec la délégation française du MEDEF, le chantier du nouveau canal de Suez. Retour en France le 5 juin.


Commémoration du 8 mai 1945 - Engie, Tour T1, Paris La Défense

Le 12 mai dernier, sur le site T1 de la Défense, Arnaud Ramière de Fortanier, président de l’ASFLCS a rendu hommage aux anciens de Suez également morts pour la France.

Son discours a suivi celui du président d’ENGIE, Gérard Mestrallet. Un déjeuner amical en présence d’anciens résistants et déporté a suivi cette cérémonie.

Discours du président Arnaud Ramière de Fortanier :

"Aux anciens de Suez morts pour la France.

Chaque année nous rendons hommages aux agents de la Compagnie universelle du Canal maritime de Suez qui ont donné leur sang pour que vive la France dans un certain esprit : l’esprit de SUEZ.

Il nous appartient d’entretenir leur mémoire, à nous, leurs héritiers, orphelins, victimes de guerre, pupilles de la Nation, anciens de la compagnie financière de Suez à côté de ceux de GDF SUEZ et de leurs continuateurs jusqu’à aujourd’hui où se constitue le géant international ENGIE qui prend le relais en leur rendant hommage pour la première fois : tels les descendants d’Abraham, les successeurs des premiers pionniers aux côté de Ferdinand de Lesseps sont aujourd’hui aussi nombreux que les étoiles du ciel.

Il est important que nos jeunes collègues connaissent la compétence, l’idéal et le courage de ces ingénieurs, ouvriers, marins, pilotes et techniciens qui ont œuvré en Orient sur l’un des plus fantastiques chantiers de travaux publics du monde. Aujourd’hui encore, nos amis égyptiens poursuivent l’agrandissement de cette étonnante voie navigable en se référant à Ferdinand de Lesseps et à ses ingénieurs de toutes nationalités, avec leur vision pionnière, en phase avec ce qu’il y avait de meilleur et de plus performant pour leur époque. 

Pour un Groupe tourné délibérément vers la modernité et sur l’international, l’examen du monument aux morts de Suez est plein d’enseignements : les premiers noms rendent compte de la société cosmopolite du Canal, à une époque où les communautés méditerranéennes ne se faisaient pas peur et n’avaient pas peur :

Mikhali GLITZIZ

Ahmed ABDEL REHIM ISSA

Hanna El GUINEDI

Antonio DEBONO

Yves LEPENUEN

Mohamed CHAFFEI HASSANEIN

René GUFFLET

Neuf noms suivent ainsi.

René GUFFLET, ingénieur polytechnicien, appartient à la Compagnie universelle du canal maritime de Suez lorsqu’il est mobilisé au Liban en 1939. Après les combats fratricides de la campagne de Syrie, il rejoint en juillet 1941, en Lybie, le premier régiment d’artillerie des Forces françaises libres. Il est tué héroïquement à Bir-Hakeim le 6 juin 1942. Son corps repose à Tobrouk. Compagnon de la Libération, fils d’un directeur des Chemins de fer du Midi, sa personnalité illustre remarquablement ce milieu des ingénieurs du canal de Suez, héritiers des saint-simoniens du XIXème siècle, pour qui l’Orient est une réalité concrète qui n’a rien à voir avec l’Orientalisme à l’eau de rose des romanciers et des artistes contemporains. C’est ainsi que son nom figure sur le mémorial de SUEZ maintenant au Landy : il ne doit pas tomber dans l’anonymat.

C’est à Ismaïlia qu’est créé le premier bataillon des Forces françaises libres dès le 14 juillet 1940, par le lieutenant de vaisseau Honoré d’Estienne d’Orves, grâce à l’engagement décisif du baron de Benoît, l’agent supérieur de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez en résidence au Caire, qui n’hésite pas à continuer le combat aux côtés des Anglais, quand la flotte française, elle, se replie dans sa neutralité en rade d’Alexandrie. Il ne faut pas croire qu’il était facile, en cet été 1940, de « déserter » d’unités demeurées fidèles à Vichy ; « la force X » a échappé de justesse au même sort que celle de Mers-el-Khébir ; seuls cent soixante-douze marins dont neuf officiers franchissent le pas et sont accueillis sur le canal de Suez, à Ismaïlia, avant de rallier l’Angleterre et le général de Gaulle par Aden. Le lieutenant de vaisseau Honoré d’Estienne d’Orves, ancien élève de l’école polytechnique lui aussi, est le propre officier d’ordonnance de l’amiral Godfroy à qui il écrit en passant à « la dissidence » : « Mes ancêtres se sont battus jusqu’au bout, je ne puis faire autrement que les imiter ».

Les agents de l’administration centrale, à Paris, rue d’Astorg, ne sont pas en reste : ils sont eux aussi aux avant-postes et se font tuer bravement : ainsi de l’aspirant Jean de Royère à la tête de sa section du 6ème régiment de tirailleurs algériens, le 12 juin 1940 en pleine forêt de Reims, alors même que les troupes allemandes s’apprêtent à entrer dans un Paris vaincu.

Le sacrifice de ces grands anciens de SUEZ a préparé les étapes suivantes d’un Groupe pour qui les épreuves ne manqueront pas ; elles seront franchies toutes avec inventivité, intelligence et succès. Aujourd’hui à La Défense, demain ailleurs peut-être, aux côtés de ses autres composantes,  l’eau et l’esprit du canal de Suez continuent à irriguer les veines de nos pionniers du vingt et unième siècle.

Honneur à nos héros !"


Commémoration du 8 mai 2015 - ENGIE Le Landy le 6 mai 2015

Le 6 mai dernier,

accueilli par Dominique Kaczmarek, directeur du CRIGEN sur le site du Landy,

Patrick Billioud de Nuzillet a rendu hommage aux agents et ouvriers  de la compagnie du canal de Suez morts pour la France par un discours et le dépôt d’une gerbe.

Un déjeuner amical en présence d’anciens résistants et déporté a suivi cette cérémonie.

Discours de Patrick Billioud de Nuzillet :

" Lors de notre discours de l’année dernière pour la même cérémonie, nous avions regretté que la plaque des anciens de Suez morts pour la France, retirée du siège historique du 1, rue d’Astorg en novembre 2013, soit reléguée dans une remise de garde-meubles.

            Depuis l’automne 2014, cette plaque a été réinstallée au Landy, à côté de celles des anciens d’EDF et de GDF morts pour la France. Ceux qui ont donné leurs vies pour la même cause se retrouvent aujourd’hui côte à côte, incarnant ainsi un symbole du nouveau groupe fusionné.

         L’Amiral Mohab Mamish, Président de l’Autorité du Canal de Suez, a pu constater, quand il est venu nous voir à Paris en 2013, que cette plaque comportait plusieurs noms égyptiens.

Le canal de Suez avait été inauguré le 17 novembre 1869 par l’Impératrice Eugénie et le Khédive Ismaïl Pacha en présence des représentants de toutes les cours européennes. L’opéra d’Aïda qui avait été commandé à Guiseppe Verdi pour l’inauguration de l’Opéra du Caire, légèrement décalée par rapport à celle du canal de Suez, ne sera joué pour la 1ère fois au Caire qu’en 1871 en raison de la guerre franco-allemande de 1870.

Cet opéra a été aussi joué, en face de nous, au Stade de France construit en partie par le groupe Suez qui avait à l’époque des positions dans des entreprises de travaux publics.

          Durant la fin du XIXè siècle et le début du XXè siècle, la neutralité du canal est respectée. Les navires de guerre traversèrent librement l’isthme pendant les guerres hispano-américaine, russo-japonaise et italo-turque. Lorsque la 1ère guerre mondiale éclate, la Compagnie réaffirme sa volonté de maintenir la liberté de navigation dans le canal.

L’Angleterre est chargée par l’Egypte de la protéger. La Turquie rejoignant le camp allemand en novembre 1914, les anglais déposent en décembre le vice-roi d’une Egypte qui, arrachée à l’Empire Ottoman, devient provisoirement un protectorat britannique.

En février 1915, une armée turque qui tentait de prendre le canal est repoussée.

Le déclenchement de la 2ème guerre mondiale porte un coup sévère au canal.

Septembre 1939 : l’état de siège est proclamé. Le canal est bientôt bombardé. Le trafic s’écroule de 80 %. Des mines font sauter des navires dans le canal. Les armées italiennes, puis allemandes avec l’Africakorps du maréchal Rommel avancent dangereusement. Les hommes du général Leclerc à Koufra en 1941 –qui jurèrent de n’arrêter les combats que lorsque le drapeau français flottera sur la cathédrale de Strasbourg- et ceux du général Koenig à Bir-Hakeim en 1942 qui résistèrent longtemps aux allemands et aux italiens, puis réussirent à rejoindre les lignes anglaises, ont contribué grandement à éviter que les armées ennemies avancent jusqu’au canal de Suez.

           La Navy a installé à Ismaïlia le quartier général de sa flotte méditerranéenne. Le canal est devenu une immense base militaire. La Compagnie a accompagné la riposte des forces alliées et mis ses ateliers au service de la marine britannique. Une partie de son personnel a rejoint les troupes de la France libre. La Compagnie s’est délibérément placée dans le camp gaulliste.

        Après la nationalisation du canal par l’Egype en juillet 1956, 12 ans avant l’expiration de la concession, la Compagnie Universelle du Canal Maritime de Suez s’est transformée en Compagnie Financière de Suez, de droit français.

De 1958 à 1981, la Compagnie a procédé à de nombreuses opérations d’absorption :

  • Banque de l’Union Parisienne (partie holding)
  • Union Financière et Minière
  • Banque de l’Indochine (partie holding).

Celles-ci ont eu pour effet d’augmenter sensiblement le capital de la Compagnie et de diluer la position de l’Angleterre qui s’est trouvée ramenée de 44 % (participation rachetée à l’Egypte en 1875) à 7 %.

En février 1982, c’est la nationalisation par le gouvernement français.

En octobre 1987, c’est la privatisation.

De 1988 à 2015, c’est le grand virage de la Finance à l’Energie :

  • 1988 : prise de contrôle de la Société Générale de Belgique (société créée en 1822)
  • 1997 : fusion SUEZ / Lyonnaise des Eaux (société créée en 1880)
  • 2008 : fusion SUEZ / GDF
  • 2011 : prise de contrôle du groupe britannique International Power
  • 2015 : GDF SUEZ devient ENGIE.

Le monde change et avec lui toutes les énergies.

Les égyptiens doublent le canal de Suez, l’élargissant sur 35 km, creusant un autre canal sur 35 km, afin de permettre aux convois Nord-Sud partant de Port-Saïd et aux convois Sud-Nord partant de Suez de se croiser.

L’inauguration de ce doublement du canal de Suez devrait avoir lieu en août 2015 avec la présence d’une Frégate Multi-Missions (FREMM) et de 3 avions Rafale de fabrication française.

          Les panaméens élargissent le canal de Panama en installant de nouvelles écluses afin de permettre à des Panamax beaucoup plus importants de passer de l’Atlantique au Pacifique ou du Pacifique à l’Atlantique.

L’inauguration de cet élargissement du canal de Panama devrait avoir lieu en 2016, un siècle après l’inauguration du premier canal de Panama.

            Avec le réchauffement climatique et la fonte des glaces, une nouvelle route maritime, qui permet de relier l’Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie, est aujourd’hui le plus court chemin navigable entre l’Europe et l’Asie.

71 navires ont déjà emprunté cette route en 2013. La navigatrice Isabelle Autissier et l’académicien Erik Orsenna ont écrit ensemble un livre sur cette nouvelle route maritime.

           En octobre 1987, lors de la privatisation de la Compagnie de SUEZ, la campagne de publicité avait pour thème « Le soleil ne se couche jamais sur Suez » car SUEZ était présent sur les 5 continents.

           Aujourd’hui, le nouveau nom « ENGIE » adopte le logo d’un soleil qui se lève, symbole d’un jour nouveau dans le monde de l’énergie.

           Les anciens d’EDF, de GDF et de SUEZ dont les noms sont gravés sur les plaques de marbre qui sont devant nous ont donné leurs vies pour la France après avoir servi leurs différentes entreprises.

           Que ceux qui sont aujourd’hui à ENGIE n’oublient pas leurs sacrifices qui ont conduit, notamment, à la Victoire du 8 mai 1945 dont nous célébrons en ce jour le 70 ème anniversaire."

Patrick Billioud de Nuzillet
Ancien Directeur et Secrétaire du Conseil de Suez
Trésorier de l’Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du Canal de Suez

 


Les Nouvelles de l'Association

Retrouvez le compte-rendu de l'Assemblée Générale Ordinaire de l'Association qui s'est tenu, le 8 avril dernier, au Cercle de la Mer à Paris.

Compte-rendu de Jean-Philippe Bernard à télécharger ici.


Le projet de dédoublement du canal de Suez : projet fédérateur pour l’avenir de l’Égypte

Intervention de l’amiral Mohab Mamish lors du colloque à la Fondation Singer Polignac le 5 mars 2015.

"Le canal de Suez est le symbole des relations entre la France et l’Égypte. L’amitié entre nos deux peuples dure depuis des siècles. L’histoire des relations franco-égyptiennes est celle de deux civilisations et de deux peuples.

En prenant la responsabilité du canal de Suez, j’ai eu la chance de connaître l’association du souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez. J’ai voulu que cette vieille amitié entre la France et l’Égypte se poursuive, d’où l’idée du musée d’Ismaïlia. La France a montré qu’elle était prête à nous aider et à réunir des oeuvres pour le musée.

Le canal est une source de devises étrangères pour l’Égypte. Pour améliorer les recettes du canal, il est nécessaire d’augmenter sa capacité.

Il y a deux grands projets dont la réalisation a été confiée par le gouvernement à la Suez Canal Authority. Ils s'inscrivent dans la vision du Président Al Sissi qui veut que l’Egypte retrouve son dynamisme économique et politique.

Le premier projet concerne la création d’une zone industrielle, de 120 km, le long du canal et à l’est de celui-ci. Un appel aux investisseurs a été lancé. Ils ont été conviés à une réunion qui sera prochainement organisée à Charm El Cheikh. De nouvelles lois faciliteront les démarches pour les investisseurs. Des terrains leur seront attribués.

On pense en particulier aux activités suivantes : la construction automobile, l’électronique, le raffinage, la pétro-chimie, l’industrie des métaux légers, la construction et la réparation navale, avec la mise en place de cinq docks flottants d’une capacité de 55 000 tonnes, la construction et la réparation de containers, les centres de logistique, la fabrication de meubles, la fabrication du verre, l’industrie textile.

Par ailleurs, la pisciculture sera développée. Les produits alimentaires seront de haute qualité et pourront être exportés.

La vocation de la zone industrielle est de répondre aux besoins du marché international. Le canal de Suez permettra un accès facile à la côte est des USA, aux pays du Golfe, à l’Inde, à l’Asie du sud-est et à l’Europe. L’Inde et la Chine connaissent une croissance importante.

La construction de cinq ports est prévue dans la zone.

Le deuxième projet concerne le canal lui-même. Un nouveau canal parallèle à celui existant sera construit sur 37 km à partir du PK 60. Les convois nord-sud et sud–nord se croisent actuellement dans les Lacs Amers.

Les navires du convoi nord-sud sont au mouillage, mais seulement huit grands navires (tirant d’eau supérieur à 45 pieds) peuvent mouiller simultanément dans la partie nord des Lacs amers. S’il y en a davantage, ils doivent attendre le lendemain pour franchir le canal. Dorénavant les convois se croiseront dans la zone où le canal aura été doublé, ce qui réduira les temps d’attente et fera disparaître la limitation du nombre de grands navires. Le tirant d’eau de 66 pieds sera généralisé.

Les travaux seront effectués sous la responsabilité de l’Armée avec la participation de nombreuse entreprises. Ils seront terminés en un an. 15 dragues sont utilisées pour creuser le nouveau canal.

Après la construction du nouveau canal, les temps d’attentes seront réduits de 11 à 3 heures. La capacité du canal sera doublée, passsant de 49 à 97 navires par jour.

Les recettes du canal ont augmenté de 8,9% en 2014. Le deuxième canal devrait faire passer les recettes de 5 milliards de dollars US actuellement à 13, 5 milliards en 2023.

Six tunnels seront creusés pour faciliter les relations avec le Sinai, trois à Ismaïlia et trois à Port Saïd. Il existe un projet de développement pour le Sinai."

À l'occasion de son exposé, l’amiral Mamish a présenté le film “Un Président, un Peuple”. Le Peuple égyptien a répondu massivement à la demande de son Président de participer, à l’occasion d’une souscription, au financement des travaux (80% du montant total).

 Extraits rapportés par Jean-Philippe Bernard.


La rencontre avec le Gouverneur de Port Said et la question du doublement du canal de Suez

Suite des comptes-rendus du voyage des membres de l'association en Egypte en novembre dernier.

"Le Gouverneur a souligné que la vie était normale à Port Saïd et que la sécurité était parfaitement assurée. Qu'il fallait transmettre ce message aux Français. L’hiver est une bonne saison pour le tourisme en Egypte et ils sont les bienvenus.

Le Gouverneur a ensuite parlé du port de Port Saïd. Il y a deux branches du canal à Port Saïd et donc deux ports. Le port Ouest sur la branche initiale du canal a 600 mètres de quai et 300 mètres de plus vont être construits. Le port Est à Port Fouad a 2 400 mètres de quai et cette longueur va être portée à 4 000 mètres.

L’ensemble occupe la troisième place en Méditerranée. Son ambition est de prendre la première place car sa position est très favorable. Il a vocation à être un port d’éclatement où les containers sont déchargés des grands porte-containers pour gagner leur destination finale sur des bateaux plus petits. Les plus gros porte-containers en service (18 000 EVP) passent par le canal.

La modernisation du canal devrait permettre de ramener le durée du trajet de 20 heures à 10 heures et les temps d’attente de 11 heures à 4 heures.

Au mois d’août 2014 a été annoncé cet important projet de modernisation du canal de Suez. Il s’agit de le doubler sur 35 km et de l’élargir sur 37 km. Ces travaux permettront de faire passer 97 navires par jour.

Le Président Al-Sissi a décidé que les travaux devraient être effectués en un an. Ils ont déjà commencé.

Les conditions d’exploitation du canal seront modifiées. Actuellement, les navires du convoi nord-sud sont obligés de mouiller dans les grands lacs salés pour croiser les navires du convoi sud-nord qui passent sans s’arrêter. Il en résulte une perte de temps. Ces améliorations seront très appréciées par les armateurs.

82 entreprises égyptiennes, hollandaises, belges et le Génie de l’Armée égyptienne travaillent sur le chantier.

Le coût des travaux serait de 8,4 milliards de $ US. Une partie du financement est assurée par une souscription publique qui a eu un très grand succès. Ceci prouve que le projet bénéficie d’un grand soutien populaire.

Le délai envisagé était de trois ans mais le Président Al-Sissi a demandé qu’il soit ramené à un an, ce qui exige un effort considérable de tous les acteurs.  

Le deuxième grand projet concerne la création d’une zone industrielle sur le canal. Nos entretiens avec le Gouverneur de Port Saïd et le co-président de la CCFE nous ont permis de recueillir quelques informations à ce sujet.

Nous avons noté, en empruntant la route Ismaïlia- Port Saïd, la construction d’un mur en pierres surmonté d’un grillage métallique, avec des miradors, pour interdire tout accès au canal. Il s’agit certainement d’empêcher des actes de terrorisme qui viseraient les navires transitant dans le canal.

Le Gouverneur a aussi évoqué les trois statues qu’il est envisagé de mettre en place sur la jetée de Port Saïd, celle de Ferdinand de Lesseps qui retrouverait son socle, celle du Président Nasser et celle du fellah, en hommage aux fellahs qui ont travaillé à la construction du canal. Il a présenté des planches qui montrent les trois statues en place sur leurs socles respectifs et nous a précisé en avoir parlé au Premier Ministre en visite à Port Saïd.

Un beau projet à suivre..."

Jean-Philippe Bernard


L'association partenaire du colloque de la fondation Singer-Polignac : L'Égypte, hier et aujourd'hui, le 5 et 6 mars 2015

Ce colloque a pour but de présenter les trois hauts lieux de l’Egypte qui connaissent aujourd’hui une renaissance : la bibliothèque d’Alexandrie, l’Institut d’Egypte et le Canal de Suez. Le Bureau Culturel de l’Ambassade d’Egypte en France qui l’organise conjointement en partenariat avec la Fondation Singer-Polignac a choisi d’aborder les relations euro-méditerranéennes et franco-égyptiennes dans l’évolution de ces lieux et quel rôle elles peuvent jouer aujourd’hui dans le monde contemporain. De ce fait le colloque aspire à offrir une actualité de l’Egypte différente, sous des aspects autres que la période pharaonique ou la récente révolution.

Notre président, Arnaud Ramière de Fortanier, interviendra sur la question du Canal de Suez, Mémoire du Monde.

Notre vice-président, Jean-Philippe Bernard, traitera des Travaux publics, ingénieurs et technologies nouvelles sur le chantier de construction du canal de Suez.

Notre administrateur, Ahmed Youssef, évoquera Le testament de Bonaparte à son successeur en Égypte, le général Kléber.

L'ensemble du programme et des intervenants académiciens et spécialistes égyptiens et français est à voir ici.


Les collections de l'association publiées dans Global Corporate Collections.

{img: 230}

 

Les collections de SUEZ, aujourd'hui GDF SUEZ,  gérées par l'association viennent d'être choisies pour être présentées dans"Global Corporate Collections" ouvrage de prestige des éditions Deutsche Standards avec Axa Art. Il réunira 10 collections d'entreprises françaises parmi les 100 plus belles du monde. Ce livre sera lancé lors de l'inauguration de la foire d'art contemporain "Art Basel" en juin 2015. Il sera publié dans le monde entier.


Présentation du livre de Marc de Banville “Le canal de Panama”

Suivie d’une communication sur le Centenaire du canal de Panama, le 5 décembre 2014 dans l’auditorium de GDF SUEZ.

Marc de Banville a présenté son livre où il retrace un siècle d’histoires. Le premier chapitre s’intitule “D’un canal utopique à un canal possible”. Point de passage le plus étroit entre le nord et le sud des Amériques, la géographie prédestine Panama au transit entre les deux océans. Charles Quint a déjà pensé à y creuser un canal. La construction d’une ligne de chemin de fer commence en 1850 pour se terminer en 1855. L’inauguration du canal de Suez en 1869 démontre qu’il est possible de construire un canal maritime. Lucien Napoléon Bonaparte-Wyse, petit neveu de l’Empereur, explore la région en 1876 et 1877.

Dans le deuxième chapitre “Le Congrès de 1879”, l’auteur traite du Congrès international d’études du canal interocéanique, présidé par Ferdinand de Lesseps, qui se tient à la Société de Géographie, boulevard Saint Germain. Le Congrès doit choisir entre un canal à écluses au Nicaragua et un canal au niveau de la mer au Panama. Le Congrès adopte cette seconde solution soutenue par Ferdinand de Lesseps qui accepte de prendre la tête de l’entreprise.

Le troisième chapitre ”Un splendide désastre français” traite de l’échec de cette entreprise. Désastre, car la banqueroute de la Compagnie Universelle engloutit les économies de centaines de milliers de petits porteurs et un scandale politique ébranle la République. Mais splendide également, car les Etats Unis abandonneront leur projet de canal nicaraguayen pour terminer le canal commencé par Ferdinand de Lesseps. Sans lui, il n’y aurait pas de canal au Panama et probablement pas de pays indépendant.

Dans le quatrième chapitre “Un pays pour le canal”, l’auteur explique comment les Etats Unis décident de construire le canal à écluses de Panama pour des raisons militaires et stratégiques et oranisent la sécesion du Panama qui se sépare de la Colombie. En 1906, Théodore Roosevelt en personne visite le chantier confié à des militaires américains. Le canal est inauguré le 15 août 1914.

Le cinquième chapitre “Une enclave coloniale militarisée” traite de la période qui va de l’inauguration du canal aux années 1970. Le canal et sa Zone jouent un rôle stratégique de premier plan au service de la politique américaine. La présence des Etats Unis va entraîner des tensions croissantes avec la République du Panama. Les traités Torrijos-Carter conduisent au retrait total des Américains et à la remise du canal au Panama fin 1999.

Le sixième et dernier chapitre “Le canal panaméen, un canal souverain” est relatif à la période récente où le canal est géré effficacement par une entre prise autonome publique, l’Autorité du canal de Panama (ACP). En 2013, l’ACP a versé à l’Etat de Panama un milliard de dollars, plus en une seule année que la totalité des versements américains en 96 ans. L’ACP a décidé de construire un troisième jeu d’écluses pour permettre le passage de navires d’un tonnage plus important (13 400 EVP au lieu de    4 500 EVP pour les porte containers). Ces travaux devraient être terminés en 2016.

Marc de Banville a bien voulu dédicacer ce livre, superbement illustré, dont la lecture est indispensable à tous ceux qui s’intéressent au canal de Panama.  

Philippe Capron a rendu compte ensuite du voyage qu’il a organisé en août 2014 au Panama pour le compte de l’Association. Le but du voyage était de participer aux cérémonies du 15 août, date qui marque le centenaire de l’inauguration du canal. La délégation a rencontré des personnalités françaises et panaméennes et a été conviée à la soirée de gala du centenaire. Elle a visité des écluses du canal actuel et les chantiers des nouvelles écluses. Ce voyage s’est déroulé à la totale satisfaction des participants.      

L’Association organisera un nouveau voyage au Panama pour l’inauguration des nouvelles écluse en 2016 ou 2017.

Jean Philippe Bernard


Voyage en Égypte du 14 au 21 novembre 2014

14 novembre : départ pour Le Caire par vol MS 800, nuit au Novotel Airport.

15 novembre : trajet Le Caire-Port-Saïd par la route, visite de Port Saïd et de Port-Fouad, visite de l’Alliance française, nuit à l’hôtel Port-Saïd.

 

16 novembre : rencontre avec le Gouverneur de Port-Saïd.

17 novembre : examen de la statue de Ferdinand de Lesseps à Port-Fouad, visite des ateliers de Port-Fouad, trajet Port-Saïd-Alexandrie par la route, nuit à l’hôtel Windsor.

18 novembre : colloque organisé par la Bibliotheca Alexandrina à l'occasion des 145 ans de l'inauguration du canal de Suez, rencontre au Consulat général avec M. Ayman Badawi, co-président de la section d’Alexandrie de la CCFE.

19 novembre : visite du Centre d'Activutés Francophones et de la Bibliotheca Alexandrina, déjeuner au CEAlex (Centre d'Études Alexandrines), trajet Alexandrie Le Caire par la route, nuit à l’hôtel President.

20 novembre : visite de l’IFAO (Institut Français d(Archéologie Orientale), déjeuner avec M. Jean Luc Lavaud, Conseilller de coopération et d’action culturelle, entretien avec Mme Dalila El Kerdany, Université du Caire, visite de l’Institut d’Égypte, dîner avec M. Talaat Ghabbour, industriel.

21 novembre : départ pour Paris par vol MS 799.

À venir ! Quelques extraits du compte-rendu du voyage...

À suivre !


Colloque sur le canal de Suez à Alexandrie

À l’occasion du 145e anniversaire de l’inauguration du canal de Suez
et du lancement du projet du nouveau canal, le Centre d’Activités Francophones (CAF) affilié à la Bibliotheca Alexandrina
et l’Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du Canal de Suez organisent un colloque intitulé : Le canal de Suez : passé glorieux et avenir prometteur.

Le mardi 18 novembre 2014
de 10h00 à 18h00 à la Bibliotheca Alexandrina – Centre de Conférences - Petit Théâtre.

Une traduction simultanée français-arabe sera assurée.


Disparition de Jean-Paul Calon

Jean-Paul Calon est mort.
Président d'honneur de l' Association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez de Suez, c'est un très grand ami de l'Egypte qui disparaît. Négociateur au nom de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez lors de la nationalisation de 1956, il témoignait des conditions courtoises, favorables et finalement amicales pour les deux parties, de l'accord trouvé sous l'égide de la World Bank. Cadet de Saumur, c'est un héros de 1940.
Je m'incline devant la mémoire de mon prédécesseur et maître.
Ici, rue d'Astorg, recevant l'amiral Mohab Mamish en présence du Dr Ahmed Youssef France.

Arnaud Ramière de Fortanier, président de l'Association


Compte-rendu de la conférence du contre-amiral François Bellec sur la bataille d'Aboukir, le 22 octobre 2014 au siège de GDF SUEZ

La flotte française quitte Toulon le 7 mai 1798 pour l’Égypte, destination tenue secrète. Elle compte près de cinq cents bateaux et emporte cinquante-cinq mille hommes. Le général Bonaparte prend au passage le contrôle de Malte et atteint sa destination sans rencontrer les Anglais qui le cherchent.

La flotte arrive le 1er juillet devant Alexandrie. Par une chance incroyable, l’amiral Nelson est passé au large des côtes égyptiennes deux jours avant la venue des navires français.

Après le débarquement du corps expéditionnaire, les vaisseaux et les frégates mouillent en rade d’Aboukir. Le général Bonaparte aurait voulu qu’ils rentrent dans la rade d’Alexandrie. Malheureusement, la profondeur de la passe n’est pas suffisante pour des vaisseaux de 74 ou 80 canons.

À Aboukir, la flotte, au mouillage, se trouve assez loin du rivage, ce qui entraîne des conséquences désastreuses.

Les bâtiments français sont dans une position vulnérable et le commandement français en a parfaitement conscience. Le général Bonaparte donne l’ordre à la flotte de partir pour Corfou, mais ce message ne parvient jamais à son destinataire, l’amiral Brueys.
Le 1er août, à 18 heures, la flotte de l’amiral Nelson est en vue. Les Français se préparent à combattre au mouillage ce qui n’a jamais conduit qu’à des défaites.

L’amiral Nelson réalise que les bâtiments anglais peuvent passer entre la côte et les navires français et il prend ceux-ci en tenaille, les obligeant à combattre sur les deux bords. La bataille dure toute la nuit et elle est désastreuse pour les Français. Le navire amiral, l’Orient, explose, ce qui achève de démoraliser les Français. Il y a 1 700 morts et 1 500 blessés du côté français.

Il faut bien noter que la Marine française, qui avait remporté de magnifiques succès sous le règne de Louis XVI, est dans un triste état après la Révolution. De nombreux officiers expérimentés ont émigré et ont été remplacés par des capitaines de la marine marchande. Les équipages n’étaient plus entraînés et étaient en nombre insuffisant. Les bateaux n’étaient plus entretenus du fait du désordre qui régnait dans les arsenaux.

Jean Philippe Bernard

 

 


La numérisation de la presse francophone d'Égypte

Le Centre d’Études Alexandrines (CEAlex, équipe du CNRS basée à Alexandrie) travaille depuis plusieurs années à la numérisation de plus de 1000 exemplaires de quotidiens, journaux politiques, périodiques ou autres revues littéraires, féministes ou mondaines publiés durant plus de 200 ans en Égypte.

Cette collection s'étoffe au fur et à mesure de leurs acquisitions et des prêts ou des dons dont le centre bénéficie de la part d'institutions partenaires ou de généreux particuliers.

Les exemplaires numérisés sont disponibles en téléchargement ici !

Vous pouvez également voir le film qui détaille le mode de recherche des journaux et revues, le processus de numérisation, les traitements appliqués aux pages numérisées et la reconnaissance de caractères, jusqu’à la mise en ligne de façon cumulative de ces publications sur le site Internet du CEAlex. Des chercheurs s’expriment sur l’intérêt de cette entreprise, sur la place de la langue française en Égypte, sur l’histoire de cette presse francophone et sur les exploitations possibles de ces documents : histoire événementielle relatée au quotidien, histoire littéraire (création littéraire égyptienne et réception en Égypte de la littérature occidentale), histoire de la mode, du graphisme, du sport, etc.

Belle découverte !


Le voyage au Panama du 11 au 18 août 2014

La délégation était constituée d’un groupe de 13 personnes dont un arrière-petit fils de Ferdinand de Lesseps, Patrick Droulers, le Docteur Christian Moreau, spécialiste français de l’histoire du canal de Panama, et Louis-Napoléon Bonaparte-Wyse, arrière petit-fils du premier concessionnaire du canal de Panama.

Le voyage a permis la visite du pont Vinci en construction sur la façade Atlantique, de la bibliothèque de l'Autorité du canal de Panama, de la rotonde de l'Administration Building où se trouve un grand buste en bronze de Ferdinand de Lesseps offert en 1955 par la Compagnie, du Musée de la Biodiversité créé par l'architecte Frank Gehry, des écluses de Miraflorès (côté Pacifique), du musée américain du canal, du musée du canal interocéanique de Panama...

La délégation a été chaleureusement reçue à l'Ambassade de France et par l'Autorité du canal de Panama et a participé à la soirée de gala du Centenaire du canal de Panama le 15 août sur la presqu'île d'Amador, suivie d'une traversée complète du canal de Miraflorès à Gatun le lendemain.


A paraître ! La Lettre d'information n°16

Bientôt en ligne, la lettre d'information n°16 retraçant le projet du musée du canal de Suez à Ismaïlia.

Lancé en 2012, le projet, vivement soutenu par l'ASFLCS et le groupe GDF SUEZ, est mené par la Suez canal authority (SCA) et prévoit d'installer le musée dans le bâtiment de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez à Ismaïlia.

De multiples rencontres ont eu lieu, en Égypte et à Paris, entre les représentants de l'Association et l'Amiral Mohab Mamish, pour réfléchir à un programme muséographique d'envergure.

Le cabinet Aubry-Guiguet, également chargé fin 2013 par GDF SUEZ du déménagement du musée de la rue d'Astrog et de son transfert provisoire dans un garde-meuble, a établi, en juillet 2013, à la demande de l'Association, un dossier de proposition méthodologique, opérationnelle et financière pour la mise en oeuvre d'un musée à Ismaïlia.

Le 17 novembre 2013, a eu lieu la pose de la première pierre du musée du canal de Suez, avec la participation de GDF SUEZ.

À suivre...


Philippe Casenave, nouvel Ambassadeur de France au Panama

Sous-directeur du cérémonial au protocole du ministère des Affaires étrangères depuis août 2011, le diplomate Philippe Casenave vient d’être nommé ambassadeur de France au Panama et succède à Hugues Goisbault, en poste depuis quatre ans et qui prend sa retraite. Philippe Casenave, ancien commissaire lieutenant-colonel, formé sur les bancs de l’École du commissariat de l’air, a officié au cours de sa carrière au sein de l’antenne du protocole de l’Élysée en 1999. Deuxième conseiller à Lima, au Pérou, en 2003, il a été ministre conseiller à Islamabad, au Pakistan, puis conseiller du ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis de 2009 à 2011).

Quelques membres de l'Association ont assisté à la réunion organisée par le MEDEF International, le 4 septembre dernier, autour de M. Philippe Casenave et d'entreprises françaises ayant des activités et des projets dans le pays.


L'inventaire de la bibliothèque Jean-Édouard Goby

En août dernier, Faten Naeem a réalisé pour l'Association l'inventaire du fonds de la grande bibliothèque Goby, soit 90 caisses de livres conservées dans un garde-meuble.

La valeur documentaire de ce fonds de bibliothèque personnelle et la richesse des ouvrages qui y figurent a incité à réfléchir sur son accessibilité et sa conservation. Une partie de la bibliothèque Goby sera attribuée à l'Institut d'Égypte et à la bibliothèque de l'Institut français d'archéologie orientale pour les rendre accessible en Égypte.

Un certain nombre de documents précieux ont rejoint la bibliothèque de l'Association dans l'objectif de compléter un fonds très important sur l'histoire du canal de Suez. Il s'agit notamment de récits de voyages en Orient au XIXe siècle, d'ouvrages sur l'histoire du canal, de quelques publications de la Compagnie, de numéros spéciaux de journaux égyptiens francophones, de photographies anciennes et même d'un manuscrit arabe qui date de l'inauguration du canal.

Merci vivement à Faten Naeem pour son travail remarquable qui a permis d'inventorier plus de 2000 nouveaux documents.


L’association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du canal de Suez au Festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau

À l’occasion de la quatrième édition du Festival de l’histoire de l’art organisé au château de Fontainebleau du 30 mai au 1er juin 2014, l’association du Souvenir de Ferdinand de Lesseps et du Canal de Suez s’est illustrée autour du thème « Collectionner ». Créé à l’initiative du ministère de la Culture et de la communication et de l’Institut national d’histoire de l’art (Inha), le festival est conçu comme un carrefour des savoirs par des conférences, des expositions, des débats réunissant un large public constitué de familles, de curieux, d’étudiants, d’universitaires ou de conservateurs du patrimoine.

Réunis autour du thème « La collection comme mémoire d’entreprise », Yasmina Boudhar, Hélène Braeuner, Philippe Capron et Julien Auber de Lapierre ont ainsi pu développer au cours d’une intervention d’une heure la richesse de notre association autant d’un point de vue historique que patrimonial. Attaché à la création de l’association, Philippe Capron a pu introduire le propos par les évolutions structurelles de la Compagnie et les différentes étapes de réflexions sur son patrimoine. Julien Auber de Lapierre est ensuite revenu sur le contexte historique du creusement du canal de Suez et sur les personnalités de Ferdinand de Lesseps et de Mohammed Saïd pacha. Se basant directement sur ses travaux dans les collections de l’association, Hélène Braeuner a pu alors mettre en exergue l’ensemble patrimonial d’une richesse exceptionnelle constitué de peintures, sculptures, photographies et objets d’art. Réalisant ce lien entre un formidable patrimoine artistique et l’aventure humaine que fut la réalisation du canal de Suez, Yasmina Boudhar a enfin évoqué la mise en valeur de la collection par des présentations faites au musée national de la Marine ou au siège de la Compagnie, rue d’Astorg, et évoquer les projets actuellement en cours entre Paris et Ismaïlia.


Les projets, de la rue d’Astorg à Ismaïlia

Interview de Yasmina Boudhar

Programmatrice en architecture et en muséographie

Voir toutes les vidéos